Andy McKee live @ New Morning – Paris – 03/05/2010

Nous avons été nombreux à l’attendre, ce 3 mai 2010. Nous, oui. J’écris en tant que photographe, mais aussi en tant que fan. J’avais déjà eu l’occasion d’écrire quelques lignes sur le fingerstyle lors d’un précédent concert. Une passion qui nourrit mes oreilles quotidiennement depuis déjà presque 2 ans, avec un podium personnel composé d’Erik Mongrain, d’Antoine Dufour et, Andy McKee (entre autres évidemment). Il faut dire que, de manière totalement objective, si ce podium existait vraiment, la première place en terme de popularité serait attribuée à McKee. Originaire du Kansas, il a débuté la guitare à 13 ans, à l’électrique et proche de partitions tels Metallica, Pantera et Dream Theater.. Du lourd.. Mais un concert de Preston Reeds en 1996 (l’un des précurseurs du fingerstyle new-age, avec Michael Hedges et Don Ross) changea la donne. Depuis, Andy McKee n’enfourche que de l’acoustique. Adepte du jeu percussif de Preston qui l’a largement influencé, il composa plus tard un titre, Drifting, qui fut mis en ligne sur YouTube par sa maison de disque. Son jeu alors unique sur la toile allait faire de lui une « fingerstar » : Plusieurs millions de vues en très peu de temps, battant à l’époque tous les records de visionnage pour une vidéo musicale. Un succès qui ne s’arrêtera plus, parce qu’au delà de la démonstration, c’est avant tout un songwriter hors norme, sachant faire disparaitre de l’oreille la technique au profit de l’émotion, tel Rylynn, un titre aussi magnifique à entendre que difficile à interpréter. Pour son 5e album fraichement sorti, Andy McKee s’offre une tournée mondiale, écumant les petites salles des continents à la rencontre de son public, en très grande majorité (si ce n’est uniquement) composé d’adeptes de la 6 cordes. Après plusieurs pays européens, McKee fait escale en France pour plusieurs dates, dont une à Paris, précédée d’un mini-show/séance de dédicace chez un disquaire du centre de Paris.

Chez Harmonia Mundi, Avenue de l’Opera, c’est une vingtaine de fans qui se sont donné rendez vous pour ce Meet & Greet organisé quelques semaines plus tôt. Andy est ponctuel, s’installe en backstage et arrive quelques minutes plus tard armé de sa guitare, pour interpréter quelques titres, d’abord Drifting, puis d’autres demandées par l’audience (Art Of Motion, Rylynn). Il répondra aux questions et se prêtera bien volontiers au jeu des photos et autographes (CD et..guitares !). Une bonne heure plus tard, Andy se sauve pour les balances au New Morning, qui aura créée une forte surprise pour bon nombre puisque récemment, la billetterie affichait complet, laissant la frustration à de nombreux  fans, lesquels auront consolés leur déception pendant cette entrevue intimiste et bon enfant. Prévu à 21h, la salle affiche au taux de remplissage étonnant. Qui aurait cru de tant de spectateurs puisse remplir cette salle qui as vu passé au fil des années les grosses montures du jazz. Et c’est peu dire, il fait chaud, très chaud (une demoiselle aura même un léger malaise pendant le concert!). Et grosse surprise, Andy est accueilli par une ovation sans précédent. Il faut dire qu’il est très rare à Paris d’avoir l’occasion de voir les « grands » du fingerstyle contemporain. Pour Andy, c’est son premier Paris, et le public lui aura largement montré sa joie de le voir enfin poser sa valise dans la capitale. Et il en faut peu pour laisser le public sans voix car cette fois ci, ce n’est plus ni sur CD ni YouTube, mais devant soi que l’on peut apprécier le talent hors pair de l’artiste. Les notes volent, les harmoniques aussi, sans fausse note. Non, Andy n’est pas une machine, son talent est bien réel, et l’on peut enfin confirmer cette évidence de ses propres yeux et oreilles. Plutôt bon enfant, il n’hésites pas à partager quelques anecdotes pendant l’accordage de sa guitare (chaque morceaux est interprété avec un accordage différent, communément appelé « Open tuning »). Et souvent à l’annonce de la pièce à venir, c’est l’ovation. Chouette ambiance ! Andy possède donc une dextérité particulière à mêler un jeu à la fois très rythmique, mélodique et surtout polyphonique , et ceux avec seulement 2 mains. L’illusion est impressionnante, et bien au delà du public averti, elle laisse rarement indifférent. Plus que la 6 cordes, c’est aussi avec l’impressionnante harpe-guitare (6 cordes + 6 cordes basses) qu’Andy a composé certains de ses morceaux. « This is the Bazooka! », s’amuse à annoncer Andy. Et là aussi, la surprise est grande, l’interprétation est sublime et les basses vibrent dans toute la salle, laissant sans voix l’audience. Mais il en faut peu pour mesurer le degré « fingertubesque » de ses pièces, l’ovation de la salle étant proportionnelle. Entre Rylynn, Ebon Coast, Into The Ocean (à la harpe-guitare), Heather’s Song, des titres du nouvel album où encore sa version personnelle du tube Africa de Toto, le show aura été sans faille, avec bien évidemment une attention particulière lors de l’interprétation de Drifting. Un rappel plus tard, Andy laissera son public sous de multiples applaudissements d’admiration. Fidèle à l’image qu’il laisse transparaitre, il restera dans la salle une bonne heure à la rencontre de son public, et signera CDs, Billets, posters sous les éloges. Une salle difficile à quitter, on ne sait quand Andy où l’un de ses compères reviendra. L’occasion d’écouter et de voir un tel artiste et trop rare et auras laissé bon nombre d’entre nous en admiration, avec à la clé une journée que l’on est pas prêt d’oublier !

Andy McKee : Website / MySpace / YouTube

Meet & Greet @ Harmonia Mundi :

Live @ New Morning :

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